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 ocean breeze and summer storm (daisy)

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MessageSujet: ocean breeze and summer storm (daisy)   Mar 6 Déc - 19:16


- daisy donovan -
27 ans - psychologue de comptoir (serveuse, quoi) un titre non-honorifique qui fait bondir ses parents sous le poids de la honte et de la déception. - les nanas, indian.
date, lieu de naissance: ici même, un 14 février. impossible d'oublier une telle date car chaque année, daisy se plaint à qui veut (ou non) l'entendre de l'horreur d'une naissance le jour de la fête des amoureux : tout le monde préfère s'envoyer en l'air que célébrer son anniversaire. elle la première. nationalité, origines: 100% yankee élevée au grain et à l'air pur. statut civil, orientation sexuelle: célibataire. hétérosexuelle sur le papier mais daisy ne se ferme pas aux jolies filles si leurs copains sont de la partie. (femme libérée). job, statut financier: daisy, elle aurait pu être prodigieuse. une tête bien faite sur un corps sculpté par pygmalion lui-même, ses parents espéraient pour elle l'autoroute du succès, la voie royale vers la victoire et le compte en banque bien garni. mais daisy manque de rigueur, daisy n'a pas d'ambition, elle s'ennuie dans une salle de classe et déteste les concessions. elle a essayé pourtant, les études pour faire plaisir. une année de finances qui lui a laissé le goût amer du gâchis, une année de droit qui ressemblait à un long sommeil, une année de journalisme qui aurait presque pu lui convenir si et seulement si elle n'avait pas été expulsée après une interlude torride avec un professeur dans son amphithéâtre. et puis une année de lettres à distance, complétée d'une année de philo qui ont fait hurler ses parents. Daisy a bien suivi cinq années d'études universitaires, mais toujours la première. elle s'ennuie, elle se lasse et ne calcule pas sa valeur à celle de son job. elle aime apprendre, mais seulement ce qui lui plaît, quand ça lui chante. elle laisse à sa bêcheuse de petite soeur la vaine course aux ambitions démesurées, les siennes sont plus simples : vivre, vivre jusqu'à s'en exploser le coeur. alors daisy, elle est serveuse et ce n'est pas gratifiant, ce n'est pas à inscrire en lettres d'or sur un cv et elle s'en moque. elle aime le contact avec la faune locale (toujours la même, souvent bienveillante), elle apprécie le contact inné et la drague facile et ne manque jamais de se servir à l'oeil, elle ou ses proches. situation familiale: dee, elle est bien née, dans l'une de ces familles si parfaites en apparence que leur place est dans un putain de catalogue ikea, pas dans la vraie vie. les donovan sont installés ici depuis des générations, bâtissant leur imposante demeure à la sueur de leur front et puis cultivant leurs terres. mais les années ont passé, la famille a prospéré et dorénavant, papa est à la tête de la ville, depuis au moins trois élections car ici, dans ce décor de carte postale, rien ne bouge. surtout pas les gens. papa dirige avec la bienveillance d'un tonton et maman, elle, joue à la princesse de country club. elle aime organiser des événements à la mairie, des collectes de fond et des tas de réceptions ennuyeuses avec le mot charité dedans. les donovan sont beaux, ils sont bons, aussi bons que leurs sourires hypocrites le leur permettent. parce que daisy le sait : chez eux, il faut paraître, paraître à tout prix, et c'est un don qu'elle n'a jamais possédé, elle qui porte son coeur entre ses doigts et l'offre avec le creux de ses reins pour le reprendre aussitôt, sans heurts. les donovan sont sans aspérités, ils sont lisses à en crever, ils brillent si fort qu'ils en éblouissent les voisins complexés par leurs cookies mieux faits, leur pelouse mieux entretenue, et leurs toilettes si jolies. mais il y a aussi le poids du secret qui règne en maître et le spectre des névroses. maman boit un peu trop parfois, elle avale des pilules qui donnent le sourire quand ça ne va pas et papa, lui ne voit rien, lui au bord du gouffre, de l'envie de tout envoyer valser qui tiraille les veines la cinquantaine passée. ils ne veulent jamais rien comprendre, les donovan. daisy croit bien être la plus lucide, entre des parents dépassés, à deux doigts de la crise de nerfs et sa petite soeur névrosée, parfait instrument parental. jolie, sage, disciplinée, ambitieuse, à la hauteur. et il y a daisy, l'ouragan au milieu d'un océan de complaisance et de faux-semblants, qui peine à trouver sa place. qui a quitté la bâtisse familiale pour les amis, ceux qui ne mentent pas, ceux qui ne jouent pas, ceux qui ne jugent pas. ou moins. traits de caractère: pétillante, spontanée, libre (qu'elle pense), craintive des sentiments, craintive tout court (elle a peur de mourir, de souffrir) derrière des allures de tête brûlée, inconstante, insouciante, sarcastique, impatiente, brûlante, attachante, attachiante en réalité, difficile à suivre, souvent illogique, énigmatique derrière une faculté à se livrer pour se dissimuler, féline, effrontée, frondeuse, lascive, indisciplinée, fuyante lorsqu'elle se sent dépassée, émotive qui se cache derrière un faux détachement, nonchalante, fatigante, maligne à défaut d'être brillante, généreuse, loyale en amitié, ne mesure pas toujours la portée de ses actes, impulsive et irréfléchie, de très bonne compagnie, mutine, solaire (...). avatar, crédits: phoebe tonkin, timeless.
- it's these expressions you never give -
(01.) Daisy aurait dû être une princesse, avec un nom de fleur et la fragilité au bord des lèvres. Elle aurait dû être de ces filles qu'on rêve, douces et câlines, souriantes et dévouées. C'est comme ça qu'elle a été élevée : à être une femme. Chez les Donovan, les filles sont précieuses et instruites, elles savent reproduire par coeur les recettes de génération en génération et n'ignorent ni la couture, ni aucune des tâches qui incombent à la parfaite maîtresse de maison... des années cinquante. Mais pas Daisy, née esprit libre. (02.) Le premier mot qu'elle n'a jamais prononcé ? Non. Un non féroce, du fond de ses entrailles, le non absolu d'Antigone, le nihilisme poussé à l'extrême. Quand d'autres disent papa ou maman, elle, elle a dit non, refusant déjà tout de go de devenir ce qu'on attendait d'elle. (03.) Dire que Daisy, la belle princesse au nom de fleur a été une enfant difficile est un euphémisme : soumise à ses émotions, refusant toute concession, tout compromission, elle entrait dans des colères noires, des caprices tonitruants. Elle refusait d'écouter, d'obéir, elle détestait se sentir obligée. De manger ceci ou cela, de dormir, de jouer même, avec une maturité malvenue, létale pour un être aussi chétif. Mais Daisy refusait déjà la contrainte et ses parents ont parcouru des kilomètres pour consulter, pour soigner leur petit trésor défectueux, pour recommencer à bâtir la grande épopée de cette jolie môme aux yeux de chat. Sans ne jamais y parvenir car malgré sa finesse de roseau, Daisy ploie mais ne rompt pas. (04) C'est étrange, pour une jeune femme aussi sensuelle, aussi charmeuse et capable de vous faire or entre ses mains, mais elle a longtemps souhaité être un garçon, Dee. Dans ses jeunes années et malgré des airs de poupée à croquer, elle leur ressemblait un peu avec ses genoux écorchés et sa façon de trancher sa crinière de ses ciseaux d'enfant, qui mordent plus qu'ils ne coupent. Elle détestait les robes qui dévoilaient des jambes filaires ridicules et aimait la terre, le sale, les gros mots et les camions. Tout ce à quoi les garçons jouaient, elle en était. Même s'ils n'en voulaient pas, car Daisy n'a jamais craint de s'inviter là où elle n'était pas désirée, c'est une force de caractère prodigieuse, intarissable, qui vient des tréfonds de son âme et ne craint pas de heurter les obstacles. Ils l'ont finalement acceptée, la gosse marginale qui imitait tous leurs codes, ils l'ont appelée Dee, qui pouvait ressembler au début de Dylan, et lui ont ouvert la porte. Bien davantage que les fillettes sages et disciplinées, aux jolies poupées barbie et robes repassées. Peut-être que ce n'était pas gratuit. Peut-être qu'ils discernaient tous ce qui commençait à émaner de son corps de fillette : cette énergie assourdissante, fracassante, le bruit de la beauté qui s'installe et émeut. (05) Car Daisy est trop vite devenue belle, elle est trop vite devenue adolescente sans y être préparée, mal armée contre les changements d'un corps aux os légers, mais outrageusement féminin. Son corps et surtout son visage, ont rapidement cherché une nouvelle orchestration et de rondeurs de gosse, elle est devenue angles et pointes juste là pour séduire les hormones bouillonnants. Ses grands yeux, ses pommettes appuyées, la forme pleine, lascive, de ses lèvres, tout en Daisy appelait le fantasme adolescent. Même ce corps en formation, sur le point de se nimber d'une harmonie de danseuse, d'artiste. Sa nuque, longue et gracile, à la blancheur affolante, partiellement dévoilée par une queue de cheval innocente, les petites pommes d'amour, gracieuses et subtiles, qui naissaient contre le tissu de ses t-shirts neutres, sobres. Daisy le garçon manqué, Daisy qui voulait être comme eux, a été mal armée contre ces changements, les regards insistants qu'elle a finalement embrassés, conservés au creux d'elle pour ne plus jamais les libérer. (06) Elle n'a jamais compris les questionnements féminins, Daisy. Se donner ou bien attendre, passer pour une vierge ou une salope, toutes ces étiquettes, toutes ces complications, elle les a réfutées avec une simplicité évidente. Elle, elle voulait déjà tout comprendre, tout goûter, tout essayer. Sa philosophie a éclot à l'heure de sa puberté et elle l'a embrassée, elle comme son corps féminin. Elle a compris qu'elle aimait la symbiose parfaite de l'amour physique, la maladresse touchante des garçons à l'heure de la première fois, les baisers mouillés, les peaux musquées sous la pulpe de ses doigts. Et pourtant, il n'y eut que les adultes pour la traiter de salope, que les parents pour s'offusquer de ses moeurs légères et moquer ce qui était pourtant le comportement le plus raisonnable qui soit : aimer, donner, sans ne rien attendre en retour. Rien d'autre que le plaisir qui brûle les reins, grimpe dans la gorge et fait toucher le divin, pour quelques secondes au goût d'éternité. (07) Daisy est ainsi, pour tout. Elle est simple à satisfaire, elle ne demande pas grand chose, elle se saisit des opportunités qui glissent entre ses doigts et s'en contente. Elle se contente de peu, de rien, elle s'offre sans promesses de lendemain, pour une nuit ou pour la vie, elle se laisse porter dans ce qui semble être une décontraction évidente. La décontraction sensuelle qui plaît aux hommes, qui les attire comme le chant des sirènes. Car Daisy, elle le porte sur sa bouche entrouverte, elle le porte dans ses gestes gracieux de danseuse, dans ses sourires de chatte paresseuse. (08) Et pourtant, elle est morte de trouille, la belle. Morte de trouille à l'idée d'aimer, de souffrir, de vivre pour de vrai ce qu'elle a si souvent lu dans les plus beaux romans. Elle se préserve dans une bulle ouatée et cotonneuse, effrayée d'en sortir, effrayée à l'idée d'avoir mal, elle, la gamine privilégiée sur qui la vie a toujours glissé comme le lit d'une rivière. C'est dur à croire, quand on la connaît, de penser que Daisy la tête brûlées aux idées de génies, aventureuse et faussement ingénue, a peur de l'amour comme d'autres des araignées. Et pourtant, là est son unique phobie : une forme primitive d'abandon pour lequel ses os de verre ne sont pas armés. Alors elle préfère papillonner, jouer à la Holly Golightly bucolique, refusant de réaliser que le bonheur ne se mesure pas seulement à ce que l'on vit, mais aussi avec qui on choisit de le partager. Être heureux, ce n'est pas seulement une question de quantité, ce n'est pas se gorger de vie, d'expériences, d'hommes, de danses et d'alcool jusqu'à exploser, se répandre sur le trottoir. Non. Mais Daisy, elle n'entend jamais les conseils qu'on lui prodigue. Elle déteste se sentir infantilisée. (09) Daisy, elle n'a pas la rigueur de sa soeur, ni le talent et encore moins l'ambition. Son âme à elle est nomade et éthérée, elle fond pour l'éphémère, comme elle. Aussi, si elle a suivi des cours de danse classique quelques temps, elle a vite abandonné la sévérité de mrs gwenfire pour un sentiment de liberté : celui du ciel. Daisy, elle grimpait dans les arbres, elle virevoltait sur les branches et savait traverser les poutres plus vite que tout le monde. C'est tout naturellement qu'elle s'est dirigée vers la voltige, vers les arts du cirque qui font mauvais genre. Funambule accomplie, elle aime le trapèze, se jeter dans le vide et savoir qu'une main agile la rattrapera avant l'impact. Elle aime surtout sentir son ventre noué au moment du lâcher-prise, l'adrénaline qui fait battre ses veines lorsqu'elle clôt les paupières et attend, dans la fraction de seconde la plus longue de son existence. Et même si elle doit parcourir des kilomètres pour s'entraîner, même si tous se moquent gentiment de ses hobbys marginaux, elle n'abandonne pas. Elle aime être un oiseau. Elle aimerait en devenir un, d'ailleurs, voler si haut qu'elle pourrait toucher la lune et les étoiles. (10.) Le théâtre est sa seconde passion. Elle aime tant jouer qu'elle a toujours refusé de tenter sa chance, de fuir cette ville figée dans le temps pour rejoindre les mégalopoles vibrantes et vivre de son âme de tragédienne. Parce que Daisy, elle ne veut pas monétiser ce qu'elle aime tant, elle ne veut pas s'astreindre à une routine qui détruirait tout ce qu'elle aime dans le théâtre, elle ne veut jamais parler d'argent, de salaire ou de grande tournée consumériste. Tout ce qu'elle désire, c'est s'entraîner dans sa troupe bucolique qui ne paye pas de mine, c'est revisiter les classiques avec un oeil neuf, moderne. Et puis, aussi, c'est vivre par procuration, même si elle ne l'avouera jamais. Parce que Daisy, elle n'est jamais plus renversante que dans la tragédie qui consume son âme et fait battre son palpitant. Elle est née pour les personnages mélodramatiques, elle sait les habiter mieux que personne alors qu'elle ne connaît rien des affres qui les traversent. C'est comme ça qu'elle aime l'amour, qu'elle l'accepte : sur scène, lorsqu'elle offre des sentiments qui appartiennent à d'autres. (11) Daisy déteste viscéralement la solitude et l'obscurité. Dans le silence, il y a quelque chose d'intrinsèquement angoissant sur lequel elle est incapable de mettre un mot. Peut-être que c'est parce qu'ainsi, elle est seule avec elle-même, nez à nez avec le chaos de son âme trop vive, qui bouscule et abîme, souvent sans le vouloir. Peut-être que Daisy a besoin de s'assourdir, de s'oublier, pour maintenir à flots sa condition de feu follet, de fée, de brise marine audacieuse et téméraire. Peut-être est-ce un peu des deux mais Daisy a besoin d'être entourée. Elle aime vivre en colocation, elle aime le bruit constant de vie qui rebondit sur les murs pour venir les frapper, les éclats de rire et les engueulades, la musique trop forte et les bruits dissonants de la cuisine ou d'un aspirateur. Peu lui importe tant que cela mure le silence dans l'oubli. Elle est le genre à coloniser l'espace, tout l'espace, à allumer toutes les lumières, au maximum, à éclairer l'appartement plus que de raison, à ajouter de jolies lampes et des bougies parfumées et à ne jamais fermer ses volets entièrement, pour laisser filtrer la lune et les étoiles mais surtout la douce chaleur de l'aube. Daisy a besoin de bruit, de lumière et de monde. Souriante, sociable, extravertie et facile à vivre, ses potes sont légion, appréciant sa vitalité contagieuse et ses rires de dinde, saccadés. Pourtant, ses amis sont rares. Rares et précieux, les mêmes depuis des années dans une constance folle aux fondations fragiles qu'elle est incapable d'appliquer en amour, quitte à tous les immoler dans ses désirs gourmands, aveugles et capricieux. (12) Avec sa tendresse ineffable, sa silhouette fragile tout en creux délicats et ses grands yeux velours qui semblent pouvoir ensorceler en un battement de paupière, il est impossible d'apercevoir autre chose qu'une fille simple à la grâce inconsciente, profondément gentille ou gentiment timbrée, mais dénuée de la moindre complication. Peut-être même de complexité, aux dires de certains. Daisy est de ces filles qu'on imagine connaître par coeur en un regard parce qu'elle ne cache rien. Elle a l'air sincère, d'une franchise brutale, sans filtres et ce que l'on prend aisément pour une faiblesse ou un défaut simplet est en réalité sa plus grande force. Daisy se dit beaucoup, facilement, mais en réalité elle ne se raconte jamais. Elle se cache dans tous les mots et les anecdotes amusantes qu'elle laisse deviner, elle vous laisse à la porte derrière sa forteresse alors même que vous pensez être au coeur de son âme arc-en-ciel. Rien de ce qu'elle est, rien de ce qu'elle offre n'est faux mais ce n'est pas vrai pour autant, seulement l'un des centaines de reflets ambrés qui la composent. Les plus polis. Les autres n'appartiennent rien qu'à elle et Daisy ne se livre pas. Elle ne se connaît pas réellement, en fait, de peur de sonder son âme et ses désirs profonds, de devoir mûrir, grandir ou bien changer et d'entrer dans la danse des adultes qui la révoltent tant. Elle préfère avancer à tâtons, suivre les tressautements impulsifs de son corps qui dicte sa conduite parfois borderline, qui laisse souvent des dommages collatéraux qu'elle prétend ne pas voir. C'est plus facile d'être lâche et elle croit bien que c'est une condition au bonheur : vivre les yeux fermés, comme disait Lennon. (13) Daisy, c'est l'amie bienveillante, si bienveillante, qu'on en oublie presque les aspérités, le caractère bancal. Elle donnerait sa chemise pour ceux qu'elle aime, elle donnerait des thunes, toutes ses thunes, ses maigres économies, elle partirait au bout du monde sur un coup de tête et elle pourrait carrément casser la gueule de ceux qui blessent ses proches. Le problème ? C'est souvent son propre minois, qu'elle devrait saccager. Parce que Daisy, elle a l'égoïsme sous la peau, un égoïsme amnésique qui n'a pas conscience de sa propre existence mais qui est bien là malgré tout. Elle suit ses envies, toujours, elle suit le propre cheminement de son esprit un peu niqué et parfois, elle heurte ceux qu'elle aime le plus. Elle ne le fait jamais exprès, mais ses doigts qui savent si bien caresser, ne sont pas aussi agiles lorsqu'il s'agit de réparer. Car Daisy, elle se braque facilement quand elle ne comprend pas. Et elle manque d'empathie, elle est trop brusque et spontanée pour réaliser que ce qui ne l'atteint pas, que ce qui ne lui semble pas grave peut faire l'effet d'une lame sur des carapaces moins affirmées. Quand elle quitte Toby par crainte de se voir dévorée dans le gouffre des sentiments, les bouillonnants, les acides, ceux qui écorchent et tailladent en pièces, elle ne pense pas à ses sentiments à lui, elle impose son envie à elle et semble toujours étonnée du retour du flamme. Lorsqu'elle goûte à la peau de dorée de Grey et se dissout contre ce corps qu'elle a si souvent désiré, esthète devant l'éternel, Daisy ne comprend pas. Elle ne comprend pas la rancoeur d'Iggy, elle ne saisit rien des émotions qui animent celle qui est pourtant sa meilleure amie car à ses yeux, ce n'est rien. Ce n'est rien de mal, du sexe entre adultes consentants, une forme d'amour qu'elle estime pure, une façon différente de faire l'amitié, de se dire, de réconforter. Daisy l'inconstante, Daisy qui se veut libre de toutes attaches peine à saisir que tous ne sont pas comme elle et que les impulsions de son coeur sauvage sèment derrière elle un champ de mines. Elle ne voit pas ce qui est pourtant lisible, la déception d'Iggy, la rancoeur de Toby, l'amour d'Alec, la peine de Grey, qui ne brûle que pour une rouquine. Elle ne voit que des amis, que des amours, que des amants. Qu'une colocation qu'elle aime plus que tout, à qui elle donnerait tout. Et surtout elle, en premier lieu. (14) Daisy, c'est un putain de paradoxe. C'est cette fille que les hommes rêvent de mettre en cage, d'aimer d'un amour qui lui semble trop étroit comme un carcan et elle déteste ça. Elle déteste l'idée d'être contrainte, d'être apprivoisée et dépendante à un autre, parce qu'elle a peur d'y plonger. Les jaloux, les possessifs n'ont le droit qu'à sa verve la plus farouche, la plus tapageuse. Daisy, c'est un renard. Un animal sauvage mais opportuniste, rusé, distant mais câlin. Daisy, c'est un renard qui s'imagine loup aux longues canines mais se rêve inconsciemment chien dorloté au foyer bienheureux. Elle ne supporte pas qu'on lui dicte sa conduite, qu'on la conseille ou qu'on lui reproche quoi que ce soit. Sa phrase préférée ? Je ne t'appartiens pas, assénée durement, sifflée entre ses perles d'opaline. Mais c'est hypocrite, car en amitié c'est tout ce qu'elle : jalouse. Elle a ce constant besoin d'attention, de savoir qu'elle compte aux yeux de ceux qui sont tout pour elle, même si elle ne sait pas leur dire. Il est facile de briser sa fausse insouciance, dès lors qu'on semble lui préférer une autre, la négliger. Cela lui rappelle ses parents, sa soeur, ses instituteurs, le reste du monde, d'un monde d'adultes raisonnables auquel elle refuse catégoriquement d'appartenir. (15) Daisy possède l'énergie d'une centrale nucléaire et rien ne semble être en mesure de l'épuiser (bien qu'elle, vous fatigue à la vitesse de l'éclair). Incapable de connaître le repos, elle déteste l'inaction et ses journées sont désastreusement remplies. Derrière sa nonchalance sucrée, elle pourrait être overachiever, Daisy, si seulement elle ne se s'ennuyait pas tant, si le travail ne lui semblait pas être une petite mort. Entre ses passions et ses soirées endiablées derrière un comptoir, à se jouer midinette abordable, Daisy danse, peint, elle virevolte dans les airs et récite ses pièces et puis tout le reste aussi. Elle, c'est la fille sur laquelle on parle, la gamine du maire qui aurait mal tourné, celle qui butine et jamais ne se pose, celle qui finira vieille fille et regrettera sa jeunesse brûlée une fois vieille, aride et flétrie. On dit tout ça et pourtant, la môme est assez investie dans la vie locale. Elle aime converser avec les vieux sur les bancs publics et les délester de la chape de plomb de la solitude, pour un temps. Elle aime s'engager dans les causes idiotes de sa mère, en y croyant pour deux, pas seulement pour l'image, servir la soupe aux démunis, repeindre les salles de classe, elle a un vrai sens de la communauté, Daisy. Mais pas pour les apparences, pas par sens du devoir, seulement pour s'occuper l'esprit et les mains, se nourrir de bruits et de lumières. Elle s'agite beaucoup, conduit trop vite, parle trop vite et ne s'arrête jamais. Les défis idiots, les paris stupides, les idées catastrophiques et les grands challenges ? Elle en est. Daisy, c'est une bombe humaine dont on aurait oublié le détonateur. Peut-être qu'il est bien caché, peut-être qu'il explosera un jour et fera cesser le tictac incessant à l'intérieur. Peut-être que c'est ce qu'il faudrait, pour remplacer le chaos par l'ordre, la crainte par le grand saut de l'ange : tout déconstruire, tout détruire. Et recommencer, à deux.
pseudo, prénom: écrire ici. âge, pays: écrire ici. personnage: j'ai changé le prénom de geez, on m'a dit que je pouvais   . dédicace: ça va venir !


ma fiche sera finie ce soir, je déteste laisser traîner donc pardon de poser un truc tout vide mais ça ne durera pas.  


Dernière édition par Daisy Donovan le Mer 7 Déc - 2:17, édité 14 fois
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MessageSujet: Re: ocean breeze and summer storm (daisy)   Mar 6 Déc - 19:22

Daisy avec la divine Phoebe, j'crois que Grey va vite repartir sous ses draps.
La belle est à toi pour cinq jours, et j'ai tellement hâte de lire ta plume, qu'on m'a d'ailleurs grandement vantée (je ne balancerai pas même sous la torture)
Bienvenue.
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MessageSujet: Re: ocean breeze and summer storm (daisy)   Mar 6 Déc - 19:24

ok t'es trop belle.
et je suis contente que tu sois là
(on est tellement des réfugiés politiques ici )
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MessageSujet: Re: ocean breeze and summer storm (daisy)   Mar 6 Déc - 19:24

Toi j't'aime pas trop  mais je t'aime quand même.
Bienvenue ici et hâte d'en lire plus.

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MessageSujet: Re: ocean breeze and summer storm (daisy)   Mar 6 Déc - 19:40

non mais cet accueil, vous êtes juste les plus mimz du monde.
grey peut venir quand il veut et puis iggy aussi, on va quand même pas rester fâchées
toi, trop hâte, ton avatar est sublime. voilà, hâte d'obtenir l'asile politique ici !
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MessageSujet: Re: ocean breeze and summer storm (daisy)   Mar 6 Déc - 20:13

j'aime énormément le pseudo, puis phoebe
bienvenue parmi nous, bon jeu
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MessageSujet: Re: ocean breeze and summer storm (daisy)   Mar 6 Déc - 22:47

awww merci, je viendrai t'embêter pour un lien une fois validée
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MessageSujet: Re: ocean breeze and summer storm (daisy)   Mer 7 Déc - 8:09

Dieu que j'ai aimé te lire.
Limite je déteste Iggy de lui en vouloir.
Pour moi tout est parfait, il ne reste plus que l'aval de Maia. I love you

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MessageSujet: Re: ocean breeze and summer storm (daisy)   Mer 7 Déc - 10:01

Et mon aval est tout à toi, on m'a pas menti, ta plume est juste incroyable. Et Daisy est si belle entre tes mains, j'ai déjà hâte de mettre tout ça en place en rp.
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MessageSujet: Re: ocean breeze and summer storm (daisy)   Mer 7 Déc - 10:32

tmtc, iggy a carrément raison
merci merci merci, ravie que daisy vous plaise, je craignais l'avoir trop édulcorée (mais mon dernier personnage était clairement folle donc difficile de doser après Arrow)
très hâte de rp avec vous, je vous mpotte pour approfondir les liens et parler drama dès que je suis sur un ordi, c'est difficile du téléphone
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