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 we can never talk (w/delilah)

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MessageSujet: we can never talk (w/delilah)   Dim 22 Jan - 19:47


DELILAH & RONALD
we can never talk

Pendant des années, Ronald avait cru suivre le bon chemin, celui de cet impeccable chirurgien à la carrière et au palmarès aussi reluisant que son costume des grands jours qui n’était autre que son paternel. Puis, plus tard, il marcha dans les pas de son frère aîné, son plus grand modèle après son père. La vérité, c’est que son père étant du genre plutôt castrateur et conservateur, Ron n’a jamais pu s’épanouir comme il l’entendait. Alors, bien sagement, il a marché dans les pas de son géniteur, ayant presque pour interdiction de faire autre chose que de la médecine. Monsieur Ainsworth forçait le respect et doucement Ron s’était laissé guider par les belles paroles de son patriarche. Aujourd’hui, maintenant que son père est mort, il le regrette amèrement. Il regrette de ne pas avoir su se frayer son propre chemin, d’imposer sa place dans la famille. En fait, il regrette surtout de ne pas avoir été lui-même pendant plus de vingt-six ans. Cependant, il est tout de même heureux de pouvoir devenir chirurgien, sauver des vies étant la chose la plus excitante sur Terre pour lui. Si dans sa vie professionnel Ronald se sent épanouie, dans sa vie personnelle, c’est un bordel sans nom et là aussi, l’image de son père n’y est pas pour rien. En effet, celui-ci lui a inculqué que la famille était quelque chose de très important et qu’il se devait de protéger les siens. Il avait une vision très cartésienne de la famille et pour lui, les homosexuels n’étaient pas dignes d’élever des enfants ou même d’exister. Alors, le blond s’était mis à enfouir au plus profond de lui ce qu’il était vraiment, chassant cette attirance pour ce camarade de classe au regard envoutant ou retranchant au fin fond de son âme ce qu’il éprouvait pour ce livreur de pizzas au sourire ravageur. Puis, alors qu’il n’était encore un adolescent, il est tombé sur Delilah, sa Delilah. Plus d’un la convoitait mais elle avait jeté son dévolu sur le jeune Ainsworth. Ronald, il trouvait qu’elle ressemblait à blanche-neige avec ses longs cheveux ébènes et son teint de porcelaine. Il s’est dit que s’il ne devait en aimer qu’une, ce serait elle et pas une autre. Ron, il c’est appliqué à essayer d’être son prince charmant, oubliant peu à peu c’est partie de lui qui aimait les hommes. Avec elle, il était au petit soin et la protégeait tant qu’il le pouvait, peut-être même trop parfois. Lila, c’était sa princesse, la seule et unique femme de sa vie hormis sa mère et ses soeurs. Bien sûr, il y eut des hauts et des bas mais leur couple ressortit grandi des épreuves traversées. Il l’a toujours soutenu, dans les moments d’allégresse comme dans les moments difficiles. Tu veux danser ? Danse, lui avait-il dit. Un sourire sur son beau visage était pour lui la plus belle des récompenses. Le plus dur a surmonté avait sûrement était la blessure de Delilah. Il avait tout fait pour qu’elle aille de l’avant, qu’elle se batte bien qu’il savait son rêve brisé. Ce fut un long travail et Ron avait eu l’impression de reconstitué un puzzle de milles pièces mais il l’avait poussé à faire de cette accident une force. Puis, il y a deux ans, il avait posé un genoux à Terre et l’avait demandé en mariage, devant le collège où tout avait commencé et sans surprise, Lila accepta. Les deux tourtereaux avaient ensuite dîné dans un grand restaurant.

Depuis, de l’eau avait coulé sous les ponts et le père de Ronald était décédé il y a de ça trois mois. On aurait pu le penser malheureux de sa disparition mais il ne l’était pas vraiment, sa mort l’ayant libéré. Il s’était enfermé dans ce rôle de fils modèle pendant des années et maintenant, il pouvait enfin en sortir. Les barrières psychologiques avaient éclaté en morceaux et Ronald se sentait dégagé d’un poids. Tout les murs qu’il avait pu construire entre ce qu’il était réellement et ce qu’il était devenu s’étaient évaporés, laissant réapparaître cette sensibilité qu’il avait caché mais aussi son attirance pour la gente masculine. C’est ainsi que le docteur charmant - comme aiment l’appeler les internes - est tombé sous le charme d’un de ses patients. Petit à petit, il s’est éloigné de Delilah, sans même y prendre garde. Il s’était menti durant des années et le naturel avait fini par revenir. Il s’en voulait d’avoir berné sa belle tout ce temps mais il n’avait pas pris pleinement conscience de ses actes. Il s’apprêtait à tout lui avouer, à jouer cartes sur table et à demander le divorce mais son épouse lui avait annoncé sa grossesse. Depuis, il ne dormait plus, ne savait plus comment agir, quoi faire. Il cogitait jour et nuit, cherchant une solution à son problème. Il allait être papa. Cela l’angoissait atrocement mais il tentait de faire bonne figure face à sa femme mais le fait était là : il n’était pas prêt. Il se remémorait sans cesse cet instant où elle lui avait révélé qu’elle était enceinte. De lui. Cela tournait en boucle dans sa tête. Ron se rassurait en se disant que ce serait peut-être la chose qui ressouderait leur couple, que cet enfant était peut-être leur dernier espoir mais la vérité c’était qu’il n’avait plus envie d’elle, ne la désirait plus et ne se voyait plus lui mentir de la sorte.

Ce soir-là, en rentrant plus tôt du boulot, il pensait lui faire plaisir. Il accrocha son manteau au porte-manteau de l’entrée, déposa ses clefs dans le vide-poche de l’entrée et déposa un baiser sur le front de sa compagne. Il s’était installé à ses côtés dans le canapé et lui avait demandé : « Tu as besoin de quelque chose ? » Il s’efforça de lui sourire mais il lui était de plus en plus difficile de jouer la comédie. Jaxhuem, son patient, hantait ses pensées et il n’arrivait pas à s’en défaire.
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MessageSujet: Re: we can never talk (w/delilah)   Mar 24 Jan - 0:03


- WE CAN NEVER TALK -
☆ ☆ ☆ ☆
It is so hard to forget pain, but it is even harder to remember sweetness. We have no scar to show for happiness. We learn so little from peace.

Tu souris. Tes petits rats se sont bien débrouillés aujourd'hui. T'as vu leur enthousiaste. Leur passion. C'est ça que tu aimes dans ton métier. Voir le sourire de ces petits anges. Ça te conforte un peu. Tu finis par te pencher. La musique se coupe. L'heure est finie. Les petits se tournent vers toi. Leurs tutus virevoltent dans les airs. « Vous avez bien travaillé aujourd'hui. N'oubliez de bien tendre votre jambe sur la troisième mesure. » Tu leur recommandes. C'est ton rôle. Tu sais très bien que trois quarts de tes élèves ne continueront pas la danse. Tu le sais. Ce n'est qu'un passe-temps pour eux. Une passion éphémère. Il est rare de les voir continuer. Sinon ils seraient probablement dans une école de danse prévue. Après tout, mieux on commence tôt, mieux c'est. Tu sais ce que c'est. « Le cours est fini. Vous pouvez aller vous changer. Vos parents vont bientôt arriver. » Tu finis par dire. Ils n'attendent pas. Ils se précipitent vers les vestiaires. Ça te fait sourire toi. L'innocence de l'enfance. La légèreté de la vie. Pourtant tu remarques une petite au fond de la salle. Tu t'approches doucement. Elle semble délacer ses chaussons. « Ashley ? » Tu dis doucement. Il est rare que les petits restent dans la salle. Généralement, ils se précipitent tous hors. L'envie de rentrer chez eux. De partager tous ces nouveaux moments avec leurs proches. Combien de fois tu les as entendu parler de tes cours avec des étoiles dans les yeux ? Beaucoup de fois. Ça te fait chaud au coeur à toi. Vraiment. « Tu ne rejoins pas les autres ? Ta maman va bientôt arriver. » La petite blondinette relève la tête vers toi. Elle semble apaisée. Ni triste. Ni lasse. Ça te soulage. T'as jamais été très douée pour ça. Parce que quand tu vois un enfant pleurer, tu pleures avec lui presque. T'as trop d'empathie pour eux. Ça va te jouer des tours plus tard. Tu ne le sais que trop bien. Et ça te fait peur dans un sens. On ne sait jamais quelle maman on sera. Et toi ça te fait terrorise. Seras-tu celle qui s'inquiète trop ? Celle qui laissera tout passer ? Tu ne sais pas. « Je n'arrive pas à retirer mes chaussons. » Tu souris. Et tu finis par te pencher. Tu l'aides. « Les autres ne voulaient pas m'aider. » Elle continue. C'est la plus jeune du groupe. A peine cinq ans. Les enfants sont adorables. Mais ils pouvaient se montrer cruels. Tu continues de sourire alors que tu te concentres. « Tu peux toujours me demander. Je serais toujours là. » Tu la rassures. Il ne te reste que ça. Mais ça semble marcher. Parce que dès que le dernier de ses petits pieds est libéré, elle te sourit. « Merci ! » Et elle finit par s'en aller vers les vestiaires comme une fusée. Toi tu te rediriges vers ton bureau. T'as encore quelques papiers à regarder avant de rentrer chez toi. Juste de l'administratif. Rien de bien concret en fait. Mais faut bien le faire. Malheureusement.Tu soupires un instant. Les papiers. C'est vraiment pas ton truc. T'étais pas danseuse pour rien. T'étais une artiste. Une vraie de vrai. Les parents ont fini par partir. Toi t'es dans les papiers. Malheur. Tu finis par les repousser. Tu verras ça demain. T'as déjà bien avancé. Tu te tournes vers les grands miroirs. Cela ne se voit pas encore. Enfin pas tellement. Ça arrivera. Bien assez tôt. T'es pas pressée au final. Après tout cet enfant, il est un peu venu comme un cheveu sur la soupe. Tu étires un peu tes jambes. Ça te manque un peu. La danse. Cela avait été toute ta vie à un moment. Tu ne vivais qu'à travers ça. Tu vivais la danse. Tu la respirais. C'était à présent loin tout ça. Tu fais quelques mouvements de jambes. Quelques pointes. Ça te rappelle beaucoup de choses. De bons moments. Pas tellement les mauvais en fait. Tu les repousses. Et pis un tour. Sauf que ton genou se réveille. Tu retombes sur terre. Ça fait mal. Tu passes ta main dessus. Un rappel à l'ordre. Tu soupires. Décidément. Tu finis par abandonner. T'as pas la force pour résister ce soir. Peut être plus tard. Il faut que tu rentres chez toi. Tu sais pas tellement comment le prendre. Il y a un an. T'aurais eu le sourire. T'aurais vite pris tes affaires pour le rejoindre. Mais ce n'est plus le cas. Ça te fatigue. Tu ne le reconnais plus. T'as l'impression de vivre avec un étranger. Ton mariage prend l'eau. Ça te fait tellement mal. Parce que vous avez été heureux ensemble. Oh que oui. Tu l'aimes tellement. Cet enfant en est la preuve. Mais tu le trouves distant. Bien trop loin. Il faudrait que ça change. Mais tu ne sais pas comment t'y prendre. C'est pas comme si vous aviez de réelles conversations. Tu soupires encore. Tu fermes enfin ton école et tu te diriges vers chez vous. Enfin. Evidemment quand tu rentres, il n'est pas encore rentré. Sans doute dans quelques heures. Ou beaucoup plus. Tu ne sais même plus avec lui. Le pas d'heures est devenu courant avec lui. Vous ne faites que vous croisez. Vous n'êtes que des courants d'air. Tu t'affales dans le canapé. Tu prépareras le dîner plus tard. il est encore tôt. D'ailleurs tu sursautes presque en entendant la porte d'entrée. Il est là. T'es surprise. Il y a longtemps qu'il n'est pas rentré à cette heure-là. Tu l'observes. Il t'embrasse sur le front. Tu souris. Même si t'aurais aimé plus toi. Comme un baiser. Un vrai baiser. Mais non. Juste un sur le front. « Tu as besoin de quelque chose ? » Il te demande. Tu secoues doucement la tête. Enfin. « Non, tout va bien, si ce n'est de toi à mes côtés. » Tu finis par dire. Tu fais un petit sourire. Et tu tends ta main vers lui. Tu veux qu'il l'attrape et te rejoigne sur le canapé. C'est vrai. T'as besoin de lui. T'as toujours eu besoin de lui et son amour. Ca n'a pas changé ça. Même si vous avez de plus en plus de mal à vous comprendre. L'amour est toujours là. Celui même que tu portes en anneau à ton annulaire. Tu l'espères du moins. « Tu rentres tôt aujourd'hui. » Ce n'est pas un reproche. Loin de là. Ça te fait plaisir. Mais tu redoutes un peu. Juste un peu. « Tu n'as pas trop eu de patients aujourd'hui ? » Tu finis par dire. Un sujet neutre. Tu sais que tu devras finir par l'aborder ce sujet. Mais tu le repousses. Vous le repoussez tous les deux en fait. Parce que tu sais qu'il s'éloigne. Qu'il est distant. Cela fait des mois que vous n'avez plus rien fait. Il ne te désire plus. Tu le sais. Tu le sens. Et ça te fait tellement mal tout ça.
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