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 dead hearts are everywhere. (r/iggy)

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MessageSujet: dead hearts are everywhere. (r/iggy)   Lun 16 Jan - 17:42


they had lights inside their eyes.
©️abisror  
(○○○)

S’il avait toujours cru que la chambre était trop petite pour deux personnes, maintenant que son meilleur ami avait déménagé dans celle d’à côté, Lewis la trouvait beaucoup trop grande. Trop grande, trop vide pour une pièce qui avait auparavant accueilli des éclats de rire, des discussions, des confidences. Une chambre dont la latte du plancher à l’entrée grinçait, s’usait sous les allées et venues de ses colocataires. Cela faisait un moment qu’il n’avait plus entendu cette latte grincer. Un moment qu’il n’avait plus entendu grand-chose dans cette chambre d’ailleurs, hormis le son de la radio, ainsi que le bruit de ses propres pas. Ça le comprimait, parfois. Souvent, en fait. Tout le temps. C’était pesant de réaliser qu’en quelques mois, ses amis de toujours n’étaient devenus que de simples colocataires. Lewis se savait assurément responsable mais honnêtement, il avait beau vouloir de tout son cœur que tout s’arrange, il était incapable de lâcher prise aussi facilement. Il y avait la rancœur qui venait prendre le dessus sur la culpabilité, la fierté qui brouillait le pardon. Et bien sûr, cet ensemble qui écrasait allègrement l’affection qu’il pouvait leur porter. Ces derniers temps, le brun ne s’était jamais senti aussi seul. Il faisait attention à toujours s’occuper, toujours être en action pour éviter de repenser à cette triste tourmente dans laquelle l’appartement avait sombré. Il refusait de se poser sans rien faire, même une seule minute. Alors, en cette fin d’après-midi ponctuée par une journée éreintante à faire des allers-retours dans la ville pour déposer des patients, Lewis avait décidé de faire un peu de tri dans sa chambre. Il était loin d’être du genre fée du logis, mais quand les tiroirs du bureau ainsi que les boîtes servant de fourre-tout commençaient à déborder, il fallait bien s’y coller. Accroupi au milieu de la pièce, une chanson des Daft Punk retentissant bien plus fort qu’il n’aurait dû, le brun vidait chaque carton, triant méthodiquement les objets qui s’y trouvaient en les replaçant correctement dans d’autres boîtes. Y’avait vraiment de tout, dedans. Des babioles datant du lycée, d’autres de l’université. Des trucs dont il ne se rappelait même pas avoir en sa possession tellement le temps s’était accumulé. Et puis, il y avait aussi des objets directement rattachés à Iggy. Des cadeaux plus ou moins significatifs, comme cet album dédicacé des ‘N Sync qu’elle lui avait offert pour le taquiner parce qu’il détestait leurs chansons, ou encore cette montre qu’il avait toujours voulue. Ce dessin brouillon qu’il avait fait, censé la représenter lorsqu’elle lui avait dit qu’il dessinait comme un enfant de cinq ans. Ce collier qu’elle pensait avoir perdu il y a encore quelques mois. Des objets symbolisant plus de vingt ans d’amitié et cinq ans d’amour. Cinq ans de sentiments qu’il avait cru inébranlables. Aujourd’hui, tout le poussait à penser qu’il s’était trompé sur toute la ligne. S’attardant légèrement sur le dessin en repensant au fou rire qu’ils avaient pu partager par la suite, Lewis le reposa dans le carton, au milieu des babioles qu’il ne souhaitait pas garder et se leva, la boîte entre les mains. Au moment où il se dirigeait vers le salon, il tomba sur Iggy dans le couloir. Damn it. Sur toutes les personnes susceptibles de croiser dans ce foutu appart, il avait fallu que ça tombe sur elle. Le couloir était bien trop petit pour qu’ils puissent passer tous les deux sans un regard, d’ordinaire, Lewis se contentait de se décaler sans un mot mais là, ses pieds ne répondaient plus. Il resta quelques secondes figé, l’observant sans rien dire avant de finalement briser le silence. « Tu souhaites peut-être récupérer des choses dedans? » demanda-t-il, désignant d’un vif mouvement de tête le carton qu’il portait. Il avait tout fait pour que son timbre reste sur une tonalité détachée, mais l’ambulancier eut l’impression qu’encore une fois, la rancœur avait légèrement teinté sa voix. Il n’en voulait plus, de ces objets. Ça le faisait trop penser à Iggy. Ça sentait Iggy. Ça puait Iggy. « Avant que— » Avant que quoi, hein? La suite était évidente. Il aurait pu laisser sa phrase en suspens, il était sûr que son ex petite-amie avait compris son idée. Il n’y avait pas besoin d’enfoncer le clou. Peut-être qu’égoïstement, Lewis espérait voir une réaction chez elle. Il avait besoin de se rassurer, de vérifier qu’elle n’était pas indifférente et qu’il n’était pas le seul fichu en l’air par leur rupture. « Avant que je ne les jette. » termina-t-il, serrant machinalement le carton entre ses doigts. Une blessure de plus ou de moins, qu’est-ce que ça changerait à leurs cœurs déjà abîmés?
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– we make the perfect storm.
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MessageSujet: Re: dead hearts are everywhere. (r/iggy)   Mar 17 Jan - 10:45

- You're like the wind, I'm like the rain
Together we both make hurricanes.

Allongée sur le sol, une musique de James Bay dans les oreilles et les yeux fixés sur le plafond de sa chambre, la rouquine se perdait dans le vague. Elle ignorait depuis combien de temps elle côtoyait le parquet de la pièce, mais l'album du chanteur avait déjà fait une fois le tour. Iggy s'était posée là pour se détendre, pour essayer de penser à autre chose qu'à la mauvaise tournure qu'avait prit sa vie depuis quelques semaines. Elle y parvenait un peu lorsqu'elle s'assoupissait, jusqu'à ce que la chanson Let It Go se fit entendre à travers les écouteurs. Une chanson pleine de nostalgie, de souvenirs qui appartenaient à Lewis et elle. Une chanson qui représentait des moments de bonheur, de complicité. Une chanson que Lewis aimait passer pour la faire danser lorsqu'ils se disputaient et qu'il voulait lui faire oublier sa colère. Leur chanson. Son doigt se trouvait proche du bouton permettant de passer la mélodie, mais Iggy était incapable d'appuyer dessus. Comme figée, elle laissa la voix de son passé l'envahir et lui prendre tout son être. La boule qui logeait dans sa gorge depuis le début des disputes réapparu aussitôt et prit une ampleur qu'Iggy avait de la peine à contrôler. Une larme coula le long de sa joue alors qu'elle se redressa subitement pour changer d'occupation. Jetant avec violence le lecteur de musique sur son lit, la jeune femme quitta la pièce d'un pas décidé, direction la salle de bain à l'autre bout de l'appartement. Ce qu'elle n'avait pas envisagé, c'était qu'il était fort possible qu'elle ne soit pas seule dans le logement. Il était trop tard lorsqu'elle en prit conscience et rencontra Lewis au milieu du couloir. Les yeux bouffis, elle renifla et s'essuya discrètement les dernières traces de sa tristesse. Il ne manquerait plus qu'il la voit aussi faible. La rouquine croisa son regard avant de redresser les épaules et de détourner les yeux, pour tenter de reprendre une certaine contenance devant celui qui était la cause de ses souffrances. Ses yeux glissa à l'intérieur du carton qu'il tenait fermement lorsqu'il se décida enfin à prendre la parole. Son coeur se brisa encore un peu à la vue de tous leurs souvenirs entassés dans un paquet destiné certainement aux ordures. Comment pouvait-il ? La colère grimpa jusqu'à ses tempes. — Avant que tu ne bazardes cinq années de bonheur aux oubliettes ? Elle le coupa, sèchement. Son regard brillant d'émotion devint alors glacial et Iggy resserra les poings pour éviter de craquer. Pour éviter de lui balancer ses affaires au visage dans un élan de colère. Après l'avoir fixé quelques instants, la rouquine s'approcha non sans peine du carton et l'examina de plus près. A l'intérieur, se trouvaient tous leurs souvenirs. Sa poitrine se comprima lorsqu'elle tomba sur le petit dessin qu'il lui avait fait, sur les bijoux, qui pour elle, représentaient énormément de choses. Les lèvres pincées, elle caressa les objets du bout des doigts avant de se ressaisir et de ne prendre que le dessin. Elle se fichait de paraître sentimentale en cet instant. Il pouvait tout jeter si ça lui chantait. Tout sauf ça. — Je suis ravie de voir que tu tournes aussi rapidement la page. Ravie d'apprendre avec quelle facilité déconcertante tu arrives à m'effacer de ta vie. Sans un regard pour lui, Iggy se recula, le dessin contre sa poitrine, comme si elle avait peur qu'il ne lui reprenne. — Tu sais, si ce n'est que le fait que je sois ici qui t'empêches carrément de te retrouver quelqu'un, cela peut s'arranger. Tu n'as qu'à le dire. Froide, agressive, la rouquine peinait à se contenir. La rancœur, la tristesse, la mélancolie, ses émotions se bousculaient, se chevauchaient, la laissant là, pantoise, abasourdie, vide.

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- A melody so perfect that it gets me through the day. And the thought of us forever is one that won't ever go away. -

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MessageSujet: Re: dead hearts are everywhere. (r/iggy)   Lun 23 Jan - 0:25

C’était triste de voir où ils en étaient arrivés. De voir comment, en l’espace de quelques mois, leur relation un peu trop parfaite s’était dégradée, au point de maintenant se considérer comme des étrangers. Les mots doux s’étaient transformés en répliques acerbes tandis que les gestes tendres s’étaient réfrénés jusqu’à ne plus jamais se manifester. Avec l’impression qu’une boule commençait à violemment se former dans son estomac, Lewis se contenta de regarder son ex petite-amie, surpris par le ton tranchant d’Iggy. Même si c’était le quotidien de leur relation à présent éraflée, ça le surprenait toujours de se rendre compte de l’agressivité de leurs échanges. De réaliser qu’à chaque fois, ils allaient encore plus loin, sabotant à coups de pieds joints les derniers morceaux de leur amour. Cinq années de bonheur, en effet. Cinq années qui lui paraissaient maintenant irréelles, tant la situation s’était dégradée. Elle avait beau pointer ces cinq années de bonheur, à cet instant précis, l’ambulancier n’arrivait pas à se focaliser sur autre chose que la fin de ces cinq ans. Leur rupture avait été, ou plutôt était tellement houleuse qu’à la place de la nostalgie, il n’y ressentait qu’un goût amer. Ces objets, il n’en voulait plus. C’était suffisamment difficile de penser à autre chose quand celle qu’il aimait encore désespérément était dans la chambre d’à côté, alors avoir ces souvenirs dans son champ de vision tous les jours, matin, midi et soir… Ça finirait par assurément le rendre fou. Il déglutit difficilement quand il la vit se saisir du dessin, se demandant instinctivement si elle aussi, elle se rappelait. Parce que malgré son visage fermé et le ressentiment certain, il y avait encore son cœur tout entier qui battait pour elle. « Je ne crois pas avoir eu mon mot à dire. Tu l’as fait pour nous deux, t’as tourné la page dès l’instant où t’as couché avec Toby. » Cinglant et offensif, il rebondissait avec une aisance  qui ne lui ressemblait pas. C’était là qu’on voyait que sans elle, Lewis perdait pied. Elle qui d’ordinaire l’apaisait ne faisait aujourd’hui qu’alimenter sa rancune. L’effacer de sa vie? Impossible. Il aurait aimé, pourtant. Il aurait aimé qu’en un seul revers de main, il puisse passer à autre chose, tout simplement faire le deuil de leur relation. Sauf qu’Iggy, ça faisait bien plus de vingt-cinq ans qu’elle était là. Plus de vingt-cinq ans qu’elle s’était fait une place dans sa vie et elle était tellement bien installée qu’il lui semblait maintenant impossible de la déloger. Ce n’était certainement pas son départ de la colocation qui changerait quelque chose. « T’en fais pas, je comptais pas attendre ta bénédiction. » Il s’était retenu de faire une remarque mesquine à propos de la nuit passée avec Daisy. Il s’était mordu la langue tellement les mots menaçaient de retentir entre les murs du couloir. Lui faire croire qu’il se remettait de leur séparation, rien que par fierté. Il n’y avait rien de plus stupide mais au point où ils en étaient, tout était bon pour prouver à Iggy qu’il n’avait pas besoin d’elle alors que la réalité était en face: il était pathétique, sans elle. « Je te suggère de faire de même. Il me semble que tu as déjà perdu assez de temps dans tes futurs projets. » Il voulait prendre un ton sarcastique et insolent mais Lewis était incapable de jouer à ce jeu plus longtemps. Il était incapable de faire semblant, de cacher sa déception face à ce qu’il voyait comme l’un des plus grands échecs de sa vie. « Que je t’ai fait perdre assez de temps. » corrigea-t-il, plein d’amertume. Il n’était pas forcément d’humeur à s’expliquer avec elle une énième fois, mais à trop vouloir enchaîner les reproches, il commençait probablement à plus se blesser lui-même.
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