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 heartbreak dreamers. (leonie)

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MessageSujet: heartbreak dreamers. (leonie)   Mer 14 Déc - 18:39

every long lost believer caught in the fight
all the heartbreak dreamers gonna be alright.

Du tableau de bord, elle le nargue. Cette photo. Trois francs sourires sur le papier glacé répondent au regard perçant de Toby. Et ils ont l'air si heureux, ces connards. Trois visages qui lui sont familiers, bien qu'ils aient été altérés avec les années. Mais plus il l'observe, ce cliché, plus il se rend compte que ce qui a changé, ce n'est pas les barbes de trois jours, le front inquiet ou les mâchoires acérées. C'est les sourires, putain. C'est les sourires. Il a pris cette décision hier soir, en pêchant la photo dans la boîte à gants de son vieux pick-up, tandis qu'il y cherchait le double de ses clés. Il y a pensé longtemps, un nycthémère passé à retourner l'idée dans sa tête. La décision a été formelle. Fuck it. Il va aller récupérer les sourires. Il a détourné le regard trop longtemps, mais fini de procrastiner. S'il espère reconstruire leur amitié, les trois mousquetaires, Grey, Ryder et lui, la même que sur la photo, la même que dix ans plus tôt, il allait bien falloir prendre les choses en main. Janine, son véhicule baptisé ainsi par Iggy pour une raison qu'il avait toujours ignorée, avance paresseusement à travers la ville, balayant de ses phares le trottoir que le coucher du soleil rend irisé. Il ne sait pas pourquoi, mais il la reconnaît immédiatement. Elle est loin, elle est de dos, mais il sait que c'est elle, progressant avec légèreté sur le trottoir. Arrivé à sa hauteur, il ralentit, baisse la vitre, sourit. Dans cet ordre là. "On t'a déjà dit qu'avec tes cheveux attachés, tu ressembles à Audrey Hepburn ? A sight for sore eyes." Il connaît la réputation qu'il a auprès des femmes de Redcliff, de 7 à 77 ans. Gare au beau parleur, on chuchote sur son passage, 'ce pornithorynque est un salopare'. Et pourtant, sans jouer la séduction, sans sortir les canines, son compliment est sincère. Faudrait avoir du fromage blanc dans la tête pour pas se rendre compte que Leonie, putain, elle rayonne. "Allez, grimpe." Une proposition lancée sur le trottoir, quelques mots déposés aux pieds de la vestale, ponctué d'un geste de menton nonchalant. Et c'est pas de la charité chrétienne, c'est pas les manières du sud, encore moins de la galanterie factice. C'est la simplicité d'avoir une banquette vide, et une Leonie qui marche. Son pick-up est haut, spacieux, à proportion tobiesque, et de son trône, à travers la fenêtre ouverte, elle lui paraît toute petite. Lorsqu'elle se glisse à ses côtés, il redémarre doucement, pour de toute façon ralentir face au feu rouge, une dizaine de mètres plus loin. "Quelle destination ? Tu rentres chez toi ?" C'est le scénario classique, attendu. Il la raccompagne à sa porte, et lui offre un sourire poli. Il n'aime pas les scripts, Toby. Il n'a jamais supporté les carcans, pas même sociaux, pas même ceux qui n'existent que dans son propre crâne. Et peut-être qu'il ne devrait pas. Peut-être. Mais il le fait tout de même : "Ou tu as du temps pour une aventure ?" Il a les yeux fixés sur le feu rouge et le trafic morne qui défile devant le capot de Janine. Il ne lui offre que son profil, mais celui-ci est révélateur. Il a le sourcil haussé, Toby, il a le regard espiègle.
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MessageSujet: Re: heartbreak dreamers. (leonie)   Mer 14 Déc - 23:26

Elle aime vagabonder dans les rues de Redcliff, Leonie. C’est un peu comme si ses petites habitudes refaisaient surface, dix ans plus tard. Elle a le goût amer de la mélancolie dans la bouche, mais elle adore ça. Et puis elle se revoit gamine, à treize ans, seize ans, puis dix-huit, sur le même trottoir. Devant le même magasin. Elle se revoit pleurer, elle se revoit rire, elle se revoit faire les quatre cent coups. Elle repense à l’adolescente qu’elle était, aux rêves qu’elle avait, à la personne qu’elle est devenue. Alors, quand l’envie lui prend, elle marche. Elle marche sans but à travers les rues de sa ville natale, elle pense à tout et à rien à la fois, elle inspire très fort, elle expire doucement. Y’a un truc étrange, avec les petites villes. On grandit pas de la même manière. On grandit dans ce cocon spécial, emmitouflé dans une couverture d’illusions sur le monde à l’extérieur. On se croit même un peu invincibles, intouchables, protégés par nos petites habitudes, par tout ce qu’on a connu depuis toujours. On pense que rien ne pourra jamais nous arriver. C’est étrange, comme sensation. Dans ces moments-là, quand la ville est calme, au coucher du soleil, Leonie elle a cette impression féérique que Redcliff est au centre de la terre, et qu’elle brûle de mille feux. Elle découvre une toute autre facette de l’endroit où elle a grandit. Puis, elle oublie toutes les fois où elle a hurlé qu’elle partirait et ne reviendrait jamais. Aujourd’hui, elle comprend. Elle comprend qu’aucune autre ville ne lui procurera jamais cette sensation de plénitude. Redcliff, c’est la maison. Et ce soir là, perdue dans ses pensées, elle flâne, elle déambule, elle ne pense plus à rien, pour la première fois depuis des semaines, elle se sent bien. C’est une voix familière qui vient la tirer de sa rêverie et la pousse à tourner sa tête vers la voiture qui vient de s’arrêter à côté du trottoir sur lequel elle se tient.  Au volant, elle reconnait Toby. Spécialiste du sourire en coin, serial dragueur, terriblement attachant, accessoirement meilleur ami de Ryder. "On t'a déjà dit qu'avec tes cheveux attachés, tu ressembles à Audrey Hepburn ? A sight for sore eyes."  lâche-t-il en la regardant, du haut de son pick-up. Leonie ne peut s’empêcher de secouer la tête, mais son regard est rieur. « Il n’y a vraiment que toi pour accoster une fille comme ça. » répond-t-elle, le sourire aux lèvres. "Allez, grimpe." Il lui fait signe du menton, à la manière d’un chevalier venant à la rescousse d’une demoiselle en détresse. « Ca tombe bien, monter dans le pick-up d’un beau garçon au détour d’un trottoir faisait partie de ma bucket list. » déclare-t-elle juste avant d’ouvrir la portière pour se hisser à ses cotés.  Il a les yeux malicieux, la répartie charmeuse et le sourire en coin, Toby. La recette parfaite du briseur de coeurs. Heureusement pour elle, le coeur de Leonie est plutôt déjà occupé avec un autre. "Quelle destination ? Tu rentres chez toi ?" Elle n’a pas le temps de lui répondre qu’il enchaîne déjà sur une troisième question. "Ou tu as du temps pour une aventure ?" Il ne la regarde pas depuis qu’elle est entrée dans la voiture, ses yeux fixés sur la route devant lui, une main sur le volant. Pourtant, ses lèvres esquissent un sourire espiègle. Elle arque un sourcil défiant. « Tu devrais connaître la réponse à cette question. J’ai toujours le temps pour une aventure. »  rétorque-t-elle juste avant de sortir une cigarette de son paquet et d’en tendre une à Toby. Question silencieuse purement réthorique. Si il y existe bien une chose que Toby ne lui a jamais refusé, c'est bien une cigarette.

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MessageSujet: Re: heartbreak dreamers. (leonie)   Jeu 15 Déc - 14:23

Le soleil se couche au bout de l'avenue, au loin. L'éclat paresseux du couchant baigne l'habitacle d'une lueur orangée, obligeant Toby à plisser les yeux et étendre les lèvres. Le vieux RnB craché par l'encore plus vieille radio rend le moment confortable, le tête-à-tête douillet, sans ambivalence. Il n'existe pas de situation qui ne puisse être dédramatisée par du Mary J. Blige de 2002. Pourtant, le Toby habituel, connu de tous, allongerait probablement un bras sur le dossier de la banquette, coulerait le regard en direction de la joue de Leonie, s'y attarderait jusqu'à la voir rosir. A la place, il se laisse réchauffer par le soleil, les yeux dansant sur les capots des voitures qui tournent à l'intersection. Il y a sans doute quelque chose de rassurant dans la certitude crue que, Leonie, elle est hors-limite. Elle a beau avoir le sourire féérique, les formes alléchantes, être libre, être – il n'a pas le droit, Toby. Il se force à ne pas y penser, car même dans les chemins de son esprit, ça lui semble illicite. La simple présence de Leonie à quelques dizaines de centimètre a quelque chose de clandestin, même si elle est tellement consolatrice. Même si elle fait du bien. Il a oublié le bonheur évident de la compagnie facile, de ne pas devoir tourner sa langue sept fois dans sa bouche à chaque mot prononcé de peur de verser du sel sur les plaies. Il a déjà commis assez de bourdes, Toby, il a déjà suffisamment dérogé à ses propres règles. Aussi, quand elle glisse une remarque mutine au sujet de sa supposée bucket list, il exhale un rire franc au dessus du son feutré de la radio. Leonie, dernièrement, c'est devenu sa parenthèse, son exutoire. Encore timide et bientôt indispensable. Ce n'est rien que de l'amitié bégayante, nécessaire pour Toby, et il a pourtant l'impression de ne pas en avoir le droit. Il sait ce qu'ils penseront, ce que Ryder présumerait. La convoitise. Story of his life. Blackheart, incapable de ne pas s'approprier les choses, les gens. La copine de Grey, la meilleure amie de Ryder. Des cases cochées sur une liste. Mais précisément. Précisément. Ce sont ces fautes là qu'il veut réparer aujourd'hui. "J'ai toujours le temps pour une aventure." Ça lui arrache un sourire. Il en a sa claque, de la solitude. Il n'y a jamais été habitué, n'en a jamais eu ni l'envie ni l'occasion. Il ne peut pas s'en empêcher – il sourit. Lorsqu'elle lui tend une cigarette, il tourne finalement les yeux vers elle, acceptant l'offrande sans un mot. Il la laisse l'allumer, et fait disparaître ses doutes dans une grande bouffée toxique.  "Parfait," expire-t-il en même temps que la fumée. "Car on va aller barrer quelque chose sur ma bucket list à moi." Le feu passe au vert, et Janine se met indolemment en route, tournant au coin de l'aquarium. Le chemin, il pourrait le faire les yeux fermés. Il n'a besoin ni de son attention ni de sa vue pour relier n'importe quel point A à n'importe quel point B, à Redcliff. Parfois, il se pose la question. Il se demande à quel moment, dans cette bourgade aux murs qui se referment autour de lui, ceux-ci vont finir par l'écraser. "Opération de sauvetage d'une amitié." Il n'en dit pas plus, car elle ne devra pas attendre longtemps avant de savoir. Leonie, elle fait partie des dommages collatéraux. Chaque fois que ça gronde chez eux, elle se prend la réplique sismique de plein fouet. Et eux, ils continuent à se déchirer, comme si ça ne regardait qu'eux, comme s'ils vivraient éternellement, trop immortels pour les excuses. It ends now.
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MessageSujet: Re: heartbreak dreamers. (leonie)   Lun 19 Déc - 19:13

Leonie, elle se sent terriblement mélancolique, assise à coté de Toby ce soir  là. Elle ne sait pas vraiment si c’est la couleur saturée du ciel, l’odeur de la cigarette qui se consume entre son index et son majeur, ou le défilé des immeubles et des silhouettes par la fenêtre, mais elle sent son coeur enfler doucement dans sa poitrine. La présence de Toby n’arrange rien à sa mélancolie — c’est le meilleur ami de Ryder, et elle connait leurs histoires par coeur. Elle n’arrive pas vraiment à se souvenir ou à expliquer ce qui les a rapproché.  Ca a commencé par une cigarette, sur le balcon de leur appartement. Une bouffée de nicotine, une bouffée de silence et d'oxygène au milieu du brouhaha de leur colocation, deux, puis trois regards échangés, un sourire, une blague stupide. Elle est bon public, après tout, Leonie, avec son sourire franc et ses grands yeux sincères. Il n’en a pas fallu plus pour que Toby l’apprécie. Depuis, ils partagent une amitié clandestine. Et même si il n’y a ni étincelles, ni papillons entre Toby et elle, Leonie ne peut s’empêcher de sentir la culpabilité se faufiler entre ses entrailles, jusqu’à ce qu’elle vienne former une boule dans sa gorge. Tandis qu'elle inspire puis expire une bouffée de sa cigarette, le regard blessé de Ryder apparait une fraction de seconde derrière ses paupières. Elle entend ce qu’il dirait, ce qu’il s’imaginerait, s’il savait qu’elle passait du temps avec son meilleur ami en son absence. Toby et Daisy. Maintenant, Toby et Leonie.  "Parfait," déclare Toby en expirant la fumée à son tour, la tirant de ses pensées. "Car on va aller barrer quelque chose sur ma bucket list à moi." Elle ne peut s'empêcher d'arquer un sourcil interrogateur, curieuse de savoir en quoi va consister leur aventure. "Opération de sauvetage d'une amitié." Sa question restée silencieuse, son "c'est à dire" n'a pas encore quitté ses lèvres qu'il y a déjà répondu. Elle n'est pas certaine de vouloir se retrouver au milieu d'une énième dispute, mais elle ne dit rien, se contentant d'avaler l'information et d'hocher la tête, laissant le silence s'installer entre eux pendant quelques secondes. "Une seule amitié?" relève-t-elle quelques secondes plus tard, le sourire aux lèvres. "Je croyais qu'il y en avait plusieurs à sauver. On commence par laquelle?" Elle est comme ça, Leonie. Ses remarques sont tranchantes, piquantes, parfois trop franches. On lui a souvent dit à quel point elle était déstabilisante, elle et sa répartie cinglante. Pourtant, pas vicieuse pour un sou Leonie, elle se contente de dire ce qui lui passe par la tête. Le pickup de Toby glisse lentement à travers les rues de Redcliffe, et elle se demande où il l'emmène, en espérant sincèrement qu'elle ne va pas se retrouver plongée la tête la première au milieu d'un règlement de compte. Les histoires de leur groupe, Leonie les suit à travers Ryder, parfois à travers Toby, à la manière d'une télénovela. Elle se demande souvent comment il est possible de s'aimer et de se déchirer autant. Elle a du mal à comprendre pourquoi les choses sont si compliquées, si tumultueuses, si chaotiques entre eux tous. Mais jusqu'à présent, mis à part pour sa relation avec Ryder, elle est extérieure à tout ça, Leonie, et elle compte bien le rester.

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