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 the willow cries eternally, toby.

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in the name of love
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Messages : 363

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MessageSujet: the willow cries eternally, toby.   Mer 14 Déc - 17:48

- they say that once the tear has fallen, the willow cries eternally
Cry not for me, my willow tree don't she'd your tears eternally

Vendredi soir, l'instant libérateur aux formes jouissives. La perspective de quarante-huit heures de repos incessant, de liberté désarmante. C'était ce qu'il aimait le plus dans le week end, la liberté. La liberté de pouvoir faire ce qui lui chante, quand ça lui prend. La liberté de pouvoir décider de son programme, et de ne pas être confronté aux obligations quotidiennes. Les courses? Rien à faire, il commanderait un burger au grill du coin, ça serait d'ailleurs l'occasion de faire poinçonner son dernier point de fidélité. Un burger acheté, un autre offert, que demander de plus. Les factures? Les institutions étaient fermées, à quoi bon s'acharner à rendre le tout pour le tout? La chose pouvait attendre lundi, voir vendredi, au pire il recevra une lettre de rappel. Procrastiner, c'est ce qu'il savait faire de mieux. Mais ce qui l'intéresserait le plus, c'était les perspectives nocturnes, les fantasmes sous les étoiles. Aller dans un bar, le premier, qu'importe. Commander un scotch, ou peut-être deux, au pire un troisième suivra la musique. Se laisser enivrer par les vapeurs d'alcool, et les déhanchés de la gente féminine en chasse. Se rendre sourd par la musique féérique, la laisser traverser son corps jusqu'à en ressentir la moindre vibration. Se laisser aller, tout simplement. Et c'est dans cette optique qu'il pousse la porte du bar, excité comme dans ses années folles, bien décidé, ce soir, à tout oublier. Jusqu'à la moindre existence de Redcliff, et des habitants qui composent la ville. Rien que le vide, le néant, ce soir, il ne serait rien d'autre qu'un babouin parmi tant d'autres. Il pose son fessée sur un tabouret, contre le bar, et commande son éternel scotch. Premier verre, qu'il vide sans prendre le temps de respirer. Il interpelle le serveur pour commander le frère, qu'il boit en deux temps. Son dernier repas remonte, il ne sait plus à quand d'ailleurs. Et, déjà, la chaleur brûle ses joues, se répand dans son sang comme un serpent. Ciel, qu'il adore ça. Et c'est dos au bar qu'il observe la foule, laissant son regard glisser sur des courbes généreuses, laissant un rire narquois éclairer son visage face à des danses douteuses. Et puis, non loin dans l'obscurité, il plisse les yeux, grimaçant par la même occasion. - Mon vilain préféré, viens prendre la tétée, s'exclame-t-il à grande voix en ayant reconnu Toby, agitant son verre en l'air, laissant le liquide se répandre sur le sol et son jean. Minable vous avez dit? Pas que. Il passe son bras autour de ses épaules et finit son verre, tentant de rétablir l'équation sur son équilibre douteux. - T'sais quoi? Ce soir, m'en bats les couilles, y a pas de filles, pas de tracas, zéro blabla, aux chiottes le désarroi ajoute-t-il en approchant ses lèvres de son oreille. Il rit, comme un enfant, et sait pertinemment qu'il regrettera l'ensemble demain matin. De toute façon, il n'est pas à un regret près.

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the diem ain't gonna carpe itself.
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MessageSujet: Re: the willow cries eternally, toby.   Mer 14 Déc - 19:58

we got champagne problems,
only one way to solve them.

Vendredi soir, comme une horloge, Toby traîne sa pauvre carcasse jusqu'au bar. En réalité, il s'y rend d'un pas énergique, souple, rapide – mais la réalité n'est pas à son goût. La réalité, elle est trop aisée, ne reflète pas la tragédie, ni son statut d'écorché vif. Alors il préfère sa version. Car sa version, elle a attiré trois filles jusqu'à sa table. Certes, Toby, c'est un habitué des éraflures, des entailles, des fêlures. Il a arrêté de compter le nombre d'os qu'il s'est cassé, le nombre d'hématomes qui ont fleuri sur sa peau. Il les cache d'habitude, les fait disparaître sous un col ou des manches longues – parce qu'il n'en fait pas la promotion, des bleus provoqués par son propre tempérament, des yeux au beurre noir qu'il est allé chercher lui-même au creux du poing de son adversaire. Jamais il n'utiliserait ses blessures pour attirer de la compassion – mais cette fois, c'est différent. L'explosion au poste de police, tout le monde en a entendu parler. C'était indépendant de sa volonté, lui, il était simplement au mauvais endroit, au mauvais moment. Sur son passage, les fronts se plissent, les bras s'ouvrent. On veut tout savoir, écouter, le réconforter. Calcul facile : il a décidé d'en jouer. Ce n'est pas comme s'il pouvait le cacher, puisqu'il y a ce foutu plâtre qui le précède partout où il va, le bras gauche replié en écharpe contre lui. Elles sont trois, à y attarder le regard – pauvre Toby, ce n'est pas trop lourd, ça ne fait pas trop mal ? –, à hocher la tête dès qu'il desserre les lèvres. Elles sont trois à le faire royalement chier. Un détail lui avait échappé : sa mauvaise humeur. Au chômage technique, incapable de travailler, incapable de se battre pour faire descendre la pression, il a l'écume au bord des lèvres. Un lion en cage. Il a la frustration trop à fleur de peau pour avoir la tête au fantasme. Il est libéré par une voix, cette voix. Le réflexe vieux de trois décennies veut qu'il sourie, poussant un soupir contenté. L'expérience récente lui fait plisser le front bien vite. Hm, what? Il tourne la tête, et ça devient évident. Il a bu. En une fraction de seconde, Toby est sur ses pieds. Accorde à peine un regard à sa pire-que-mortifère compagnie. "J'ai une balle dans le canon, j'dois vous laisser." Ça, c'est fait. Sans cérémonie. Si le doute reste intact un moment (ça fait bien longtemps que Grey n'a pas envoyé tant de mots d'affilée dans la direction de son détesté colocataire), il s'évapore lorsque Wolfie passe un bras enthousiaste autour de ses épaules. Il n'y a qu'une réponse à la question non-formulée. Scotch. "Deux autres," lance Toby au barman en désignant de sa main encore fonctionnelle les verres vides devant Grey. L'amnésie soudaine de son pote est suspecte, inattendue… envoyée des cieux. Il ne va certainement pas la questionner. "J'épongerais bien ton jean," lance Toby, un regard significatif jeté sur l'entrejambe de Grey, où quelques gouttes de scotch sont allées se renverser dans la manœuvre de rapprochement. "Mais j'ai peur que t'y prennes goût." Et si son ami va se perdre dans le fond d'un verre, qu'il en soit ainsi. Toby sera sur ses talons. Peut-être que c'est le scotch qui parle, c'est l'ébriété qui les rassemble, mais il s'en fout. Il est désespéré, Tobs. Il prendra ce que Grey lui donnera.
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